Posts (page 2)
Deux heures au fond des vallées de nos doigts
Courbés
Sous l'effet du souffle brûlant
De longues lignes de métal,
Aux bras de pièces
Démontées
Rien qui ne tonne
Rien
-Consomme-
Tiens,
Prêtez-moi donc ce pan de madras
S'il te plait,
Silencieuse
-Voyelle-
Et deux pas de face, figés.
Couvre ma gorge de rideaux
D'une, et demi
Sur socle, fier
Et les ongles retombent au travers de nos poches sourdes,
Lentement
La course des djinns abrutit
Nous fixe
Tourne la tête
A nouveau
/ Tornade figée
Grain de sable
On nous étale sur la frise
Nus
Comme on oublie les contreforts
On sort d'une ombre, en général, de l'opérette
Divertis, resplendissants, transis de courbes
Comme un vent
Contre le monde
Et la bâche fendue, notre seule chimère
Inaccessible diode
Rapiécée d'imaginaire
(Décalqué)

Il paraît qu'on guérit de tout
Mais quand ?
C'est un gamin qui gesticule
Sur de petits rochers gris
Que le vent frappe a grands seaux
Le fanion du ridicule
Suit sa menotte engourdie,
La fatigue trie ses mots -
Comme on jette des lentilles
Pour ne manger que la pierre
Le banc, le bois, la chaleur
Et l'odeur fanée des grilles
Frémissantes / bris de verre,
Votre pénombre est chaleur
promenade, finalement, s'habitue à mon pas crispé.
La densité des matériaux s'estompe. Appel d'apesanteur où les têtes
résonnent de feuilles en retard. Et le tout sent l'arpège figé. Gardons
le rythme.
Mon amour sur un morceau de papier, tout est noté.
L'embarcation, les noix, du vin
Des racines crues
Une odeur de fonds marins, des oeillères de velours, un demi crâne humain.
Tout court
Un immeuble s'élance sous les battements de la pluie, masque ses fissures
Tout marche, court. On marche. Tes souvenirs demi-mots, l'eau nous file discrètement.
De petits artisans
Posent des noms
Sur des baguettes : cerf-volant
coeur est un diagnostic en pattes de mouche bée
Qu'on s'intime de cesser, trouver du fer, planter son arbre verrouillé
D'oeil électrique
Par dessus la palissade rembourrée
Jeter de la grêle sur le chantier
Puis, d'un ton médical, démontrant la récré
Ma bouche tourne, s'éparpille, fond
révolution glacée
(février 2004)
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n0s t3tes de l3cTuRe, en ch4iN3z
Et c0m 1 conN3x1oN r00t
m4rke l'4v3NeM3Nt d'1 prog
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Alerte à toutes les unités
Ceci n'est pas un palindrome
Je répète
Ceci n'est pas un palindrome
J'ai, sous la paupière, un vieux livre presque blême, un peu boudeur.
On en prend le menu, le guide, feuilletant la visite glacée d'une passerelle immense - on entend de vagues chaleurs, échafaudant l'oxyde sous la neige. On s'interroge, on se croise, on navigue à l'international.
On rend son ticket, défilé, déchire un semblant de silence, un sentiment de calme, brut, un ange-vinaigrette, et puis l'ardoise de quelques mots - qui ne se soucient pas tant du noir azur, ni des grandes sentences dérobées, des bouts de l'aine.
Priant pour que Peut-Être nous protège, on s'assied lentement sous l'ombre des refrains
Sous le tendre feuillage des singes dominants, dépasse-temps.
L'ombrage sans vous, l'astre nu.
Ciment,
Soleil de poussière, des feuilles énoncées qui s'aiment sous la menace [indigo figé]. Notre silence claque, emprunte à l'ennemi - qui nous enrichira d'anges piégés, de vers opaques, de volets de chêne vert. Et l’onde pleure contre nous, parade, riche, fière.
Divisons.
J'ai, sous cette paupière, une lèvre gonflée d'ardoise : Le parfum du marqueur et des poches tachées.
Comme la mort est une teinte - étrange - se laisse rimer, sursaute, attend le jour au creux des murs-béton armé, des surveillances électriques, des batteries de mes cils, des champs de guerre, des contrôles frontaliers, d'opaques écrans médiatiques.
Du bonheur au compte-gouttes, par octets,
Lentement
L'ouvrage des tours éclatées du centre ville marmonne comme un passereau tombé, sans nom, duveteux, qui ne sait rien de nous
-Sinon quoi ?-.
Surqualifions.
'Semble même qu'on s'attache, indélébile, au chant qui mine, impersonnel. On rafraîchit les jambes entaillées, le vent tenace -
Dessinons, lisses comme l'eau, comme le long des baies vitreuses,
L’une de vos mains puis
L’une de vos mains
Contre la fréquence, la radio / fracture / le reflet duveteux.
Vent machinal, un trait d'efface-tout ; "Ceinture ou bien sécurité ?"
J'aurais plutôt bu la fine quinte chronique, translucide, cette branche surgie des mains qui nous emporte, nous déboise. Puis, d'un carreau... tiens : comme une arbalète tire à blanc, se vide la couleur du matin.
La couleur d'engelure, claire, sans la vue,
Le violon du fond du camp
Dilettant
S'improvise chanteur,
Déchiffre des portées de mains.
Ciment
Ciment
Rouleau sur une patte brisée
L'occident bat son plein, soulagé, rejoue du clavier synthétique un air de craquement de côte. (Est-ce que les remous se valent, dis-moi ?) L'art du temps qui s'efface trace de longues voies, compresse, tord, en grimace-figure.
En crâne dépeuplé - garni de chapelure
L'air d'un opéra se déplace en volutes. Tangue, mon indolence, vers de célestes arlésiennes bleues. Ce soir
Je sais pas les couleurs.
Flo said :
Anonymous
Mort au forum blanc !
Fri Feb 11, 2005 18:34
A mort ! Qu'on en finisse ! Et vive Robert Hue ! Mort au salops de capitalistes ! Mort aux propriétaires de femmes ! Mort aux libéraux, à tous ceux qui croient que le mérite d'un homme se mesure à son revenu ! Mort au Medef !
Moi answered :honK
lapin maritime
Sat Feb 12, 2005 08:40Y aura de ces tonnerres, un vacarme, du flan
De l'espadrille noire, grise, chamarrée
Du smoke on ze water et des coups de fusain
Du Baron de médeuf écartelipotant
Mais ce jour-là
Georges Marchais nous reviendra d'entre les morts
Tout dépiauté"If I Can't Dance, I Don't Want to be Part of Your Revolution" -Emma Goldman
Première danse : Tezcatlipoca
Nous traversions la multitude verte, traversions la multitude bleue. Sous les cris des orthocéras de mer qui planaient au dessus de nous, de temps à autre. Sous les remous. Le dessin se précisait des longues poudres rouges de ce pays connu des écrivains couverts de plumes. Et d'avant à la droite, et d'arrière en dessous. La troupe, soudée contre les parois croches du navire se frottait aux ouvertures ovales, fourmillant, engrappée. Toujours braqués, nos regards s'effilaient à l'ouest, surfaient sur des serpents entrelacés, se délectant de pyramides quadrillées, évoquaient parfois nos mathématiques pâles, sous un ruban de lumière.
Silences. Seuls parmi tous, au creux des vagues fébriles - il n'y avait
plus que les dents pour étinceler. Très vite, on fit taire les armures,
les lames oxydées, chacun tendait de tout son corps vers l'inconnu.
Au loin : l'écho des jeûnes et des danses. Des colliers tracés à même le sol.
En ce pays du noir.
Soeur-et-femme du Soleil, étendue là. Soeur-et-femme du Soleil, nous
scrutait la Lune. Résineuse, face-duvet décidée, comme son tendre flou
bavait dans l'air accidentel... On y ajoutait parfois l'incidence d'une
brune paresseuse, à l'image des territoires irrésolus. Et nos allures
de terre blême s'apparentaient alors à l'audace. Croyez-donc, tout
était prétexte d'un cap, alternative, insurrection, démence. Et c'est
un fameux roi qui nous tenait brandis, dernier flambeau d'inquisition,
des jungles barbelées...
Mais je vous parle tant.
Prenez un siège, quelque raisin, du cognac.
Etendez lentement ces tendinites, qu'on devine à l'interrupteur sous votre nuque,
-Je vous en prie-
Pressentant la voix des ombres qu'éveillaient nos lendemains de conquête, les déluges s'accomplirent.
Renversant le miroir fumant, dieu du sorcier, des jaguars, du scorpion, des grottes
Du nord et du ciel nocturne,
En ce pays du rouge.
Et le ciel s'apprêta pour sortir.
Deuxième danse : Huitzilopochtli
L'étrange survenu - l'étrange, mon ami. Dans le ciment du feu. Des indigènes digérés (recyclés), rendus sous le feulement des voix (crépuscule), sous le clinquant des croix. L'Avatar de ces mondes entre nos griffes. Nous avons revêtu les lances des Archanges. Claironné. Réclamé notre dû. D'étranges palindromes se tenaient à nos côtés, dans la pénombre des sanctuaires en flammes. Une cérémonie d'aveugles effilochait les visages des hommes bruns.
Débraillant nos épées -comme le buffle charge-, notre croix fit Miracle, Sainte-Joie, Caillots. Mes compagnons d'alors ignoraient le tonnerre, tenus sur leurs chevaux de bile. Sur les chromes sanglants d'Aigle-qui-tombe. Puis les doigts de l'Espagne claquèrent d'un seul gant. Vendu, le sel des grands soleils. Peuplées, les mines livides. Nous avons, en somme, tout enchanté, tout ravi.
Au delà du bien.
D'or et d'argent. De force et de diamant, soleil dérobé, ne tarde plus, montre-nous la Colline du Grillon, les terriers de tes ermites, la tripe grasse de ton continent. Tu vois -n'oublie jamais-, les lourdes plaques d'or du chemin de Tula ne valent pas trois mots, le terme étant qu'on s'accomode vite de ces oripeaux de fondateur satisfait. Qu'on peut tout étreindre des nymphes cactées, si l'on enferre...
Oh,
ne vous fiez pas à ma figure cajolée qui ravine - c'était tout une autre jeunesse, alors,... et l'on enferra, sur l'honneur !!! mais je m'égare...
En ce pays du bleu, ruisselant de toutes les marches... Noche triste,
Sûrement... le dernier bastion, qu'on appelle "Tout-est-passé", nous confine aux canalisations d'un soleil éteint.
Ventres crevés d'herbe épineuse, noyés de sérosités /Tant de vertiges, d'atroces longueurs... on se représente les voiles chargées comme une épidémie tranquille
De sang et d'or
Au delà du mal.
A vingt Tenochtitlán d'ici.
Troisième danse : Xipe-Totec
Ce que nous avons dit, ce que nous avons fait. Xochipilli crevant sur la pierre frappée du sceau de notre monde -, si riche, bouffi, dépecé... Nos compagnies, décimées, renchitinaient leurs sombres cuirasses, toutes lances démenées, vers un ciel indifférent. Ce qui nous permit toutes les prières.
En ce pays du rouge, aux rivières écorchées du changement de saison, de la nouvelle éclipse, du brasier.
La mine à bras le corps, on aurait pu croire... La mine convaincue que tout décédait sous nos lourdes bottes, franches. (Crissements)
Jeunesse, crasse, joie, ressentiment nacré (c'est joliment planté, mais vous ne savez pas : certaines clameurs se font bien écrire, câliner d'une plume, mais faussent le jeu dès qu'on les expose au regard de l'atmosphère, qu'on les sussure violemment).
Cuauhtémoc ne parlera plus.
Rien ne s'entend, rien ne se voit. C'est tout fendu sous le métal, comme un coup d'obsidienne, au coeur des chairs du poisson cru. C'est qu'il s'avère qu'on opérait au grand jour contre une ville fissurée, déliquescente - songez ! l’Anahuac, régulier, pelait des esclaves sanguinolents, puis le prêtre de leur Terre se couvrait des peaux du printemps sacrifié, jusqu'à en devenir maître de l'étoile de l'aube. Et dans les représentations, tout était signe rubescent, fêlé comme d'un trait de l'ongle.
Net.
Aucun pourtant des sacrifices n'atteignait son but immonde, nulle portion du renouveau, ni des floraisons d'orfèvres libres...
Xochiquetzal hérissée ne bourgeonne plus, nous l'avons foudroyée d'une cotonneuse lame, maintenant cimentée, cousue, reprisée comme il se doit, comme on se comporte mal envers les corybantes d'un monde de causes naturelles. Et tous ses ornements sont rouges, figés, brutes flammes d'un continent. Puis notre chant s'éternise
Répète le rouge, infiltré,
Caracole sous la rue,
Cuauhtémoc sera pendu.
Et la Nouvelle Espagne se gorge d'huile bouillante.
Dans les rues éventées, -et les courants d'errance- je
dodeline un peu de l'encre citadine, étuves étudiées qui marinent nos
âmes à la contre-addiction. (H-10)
Serpentez les trottoirs, évincez-vous l'écran - J'aime (au feu) les messages : on forge un élément, l'attitude compose, et l'avatar défraie... Et si l'on mesurait les fleuves, les séismes, à l'aune du chagrin qu'ils charrient, démêlés ? (H-9)
J'ai cassé ma guitare, à dix-huit cordes enrouées - ce qui se crache, aimante, cloue, l'article de l'amer. Je ne renifle pas les descriptions déchues, dents cassées sur la pierre, au lavoir du pillage. Je renierai pas les illusions venues m'embrasser sous l'altière négation du savoir, du village. (H-8)
Faux sourires m'aidant, casser les barrières : défais mon jeu-télévision,
Fosse ou rire, mes dents cassées..
Les bars, hier : des fées m'ont jeté les visions (H-7)
Et contre les rochers défendus d'avancer, nos théories, Théo, logique finition, j'achève de crever -là, pense nos élans du sommeil de la bête. (H-6)
Les pas mènent, rêveurs, aux clôtures des mondes et la camarde en pluie, si l'acide regarde, sent l'aile sous l'acier. Nos aigles revrombissent en cercles synthétiques. (H-5)
Je ne veux pas dormir. Et le monde en tournoie, voltiges révolus : je ne veux pas dormir et la fenêtre creuse / Je ne veux pas. Je dors autant que je le peux sans les ternes agrafes émaillant l'ocre rouille. Je ne dors pas, je brûle ; et l'embolie nocturne apaise les serments. (H-4)
Au creux des vagues sourdes qui cognent nos parois, je sens comme un écho, le logis décentré - sens nos cendres : nuée de mille ressentis ; le marbre est dissonant quand tes câbles délivrent (H-3)
Mon lien, c'est l'infini, le sel et les embruns -contre un peu de chaleur au creux de ton acier-, c'est l'herbe défilante, embuée contre l'oeil qui se colle aux parois du glacier reflètant ton regard. (H-2)
Les phalanges alertes, au son du mégaphone, ont ressenti l'alarme. Ce que le sang renferme obture les relents, l'indécision formelle, et la plume irisée - tout ce que l'ordre in-forme, nous lit l'avenir au fond de nos entrailles (H-1)
L'aiguille est avancée, le cataplasme hurlant - contre toute l'attente, et la nuque brisée... le décompte de moi, les dés jetés, les contes et les pistes faussées (L'injonction solennelle a broyé les distances - me communiques-tu les signes, la démence ?) me clignes-tu de l'âme, unis dans l'épicentre ? (H)